Comment garantir un prêt immobilier ?

Lors de l’acquisition d’un bien immobilier, les établissements bancaires qui ont financé l’achat peuvent demander à l’emprunteur une garantie sur le bien concerné. Quatre options s’offrent à vous.

L’hypothèque

Elle est considérée comme une garantie traditionnelle, car elle est très connue en matière de crédit immobilier. Si l’emprunteur ne respecte pas ses remboursements, le créancier peut saisir la maison et la faire vendre aux enchères pour pouvoir récupérer une partie ou tous les fonds normalement dus. En général, elle est souvent demandée pour les prêts destinés à régler les travaux de construction ou en cas de renégociation d’un crédit. Elle doit être enregistrée à la conservation des hypothèques par un officier public. Les dépenses occasionnées par l’accomplissement de cet acte notarié sont à la charge de l’emprunteur comme :

  • Les frais de la publicité foncière
  • Les droits d’enregistrement
  • Les émoluments du notaire
  • La taxe

Le privilège de prêteur de deniers

Il se base sur le même principe de l’hypothèque c’est-à-dire qu’il donne le droit à un emprunteur de saisir le bien afin de le vendre par voie judiciaire si ce dernier n’a pas les moyens de rembourser les échéances fixées par la banque. Le privilège de prêteur de deniers ne porte que sur des biens existants comme les terrains ou une construction bien achevée, car c’est une garantie pour le financement de l’achat d’un bien immobilier. Ce type de garantie fait aussi l’objet d’un acte notarié et doit être enregistré au sein de la conservation des hypothèques après deux mois de la vente. Mais ici contrairement à l’hypothèque, l’emprunteur ne paie pas la taxe de publicité foncière. Donc, c’est une démarche moins coûteuse.

Le cautionnement

En ce moment, de nombreuses banques acceptent comme garantie d’un prêt, les engagements faits par des sociétés de cautionnement mutuel : c’est la pratique de la mutualisation des risques par les établissements financiers. La démarche est simple, le débiteur verse un montant proportionnel à la somme de son crédit à la société et en retour,  elle s’engage à payer les mensualités si l’emprunteur est défaillant. C’est un procédé très bénéfique pour les banques, car à l’arrivée des échéances, elles sont sûres de recevoir leur argent. Cette garantie est plutôt avantageuse, car elle est valable pour les biens neufs ainsi que les anciens, et elle n’a pas besoin des frais de notaire ou de mainlevée. Concernant les frais de cautionnement, ils varient selon les sociétés choisies.

Le nantissement

C’est un acte par lequel un débiteur met entre les mains de son créancier une chose pour sûreté de sa dette. Il vous suffit d’avoir des valeurs, comme des placements sûrs ou de contrats d’assurance vie, afin de garantir votre prêt vis-à-vis de votre banquier. Il s’agit d’une alternative très intéressante par rapport à la caution ou l’hypothèque. Alors, si l’emprunteur ne paie pas ses échéances, les banques ont le droit de vendre ces valeurs afin d’obtenir un remboursement. Il engendre moins de frais, mais cette garantie est généralement réservée aux clients des établissements. Le nantissement s’éteint à l’arrivée du terme de votre prêt.